Histoire du Petit Chatelet
39 rue de la bucherie 75005 Paris
ouvert tous les jours
réservation au 01 46 33 53 40
Au IIIe siècle, Lutèce se blottit tout entière au cœur de l’île de la Cité, enlacée par de robustes murailles romaines épaisses de deux mètres cinquante. À cette époque, pas de ponts fortifiés : en cas d’alerte, on incendie simplement les travées de bois pour couper la route aux assaillants. Il faut attendre l’année 877 et l’impulsion de Charles le Chauve pour que Paris se dresse en véritable place forte face aux menaces vikings qui se multiplient. Les vieux remparts renaissent, les ponts se couvrent de bastions et leurs piles se resserrent pour barrer la route aux barques ennemies, tandis que de superbes châtelets de bois viennent verrouiller chaque passage.
Le pari porte ses fruits : lorsque les flottes normandes remontent la Seine en novembre 885, elles se brisent sur une nasse imprenable. Face à des défenseurs farouches, les vagues d’assaut s’épuisent et l’affrontement se mue en un long siège impitoyable, pensé pour consumer la ville par la faim. Mais la nature s’en mêle. En février 886, une crue monumentale du fleuve emporte le Petit-Pont, piégeant douze hommes au cœur de la tour du futur Petit-Châtelet. Isolés, ils luttent jusqu’au dernier souffle et tombent en héros. L’interminable épreuve ne s’achève qu’avec l’arrivée tardive des troupes de Charles le Gros qui, plutôt que de livrer bataille, préfère racheter la paix — détournant la fureur normande vers les terres de Bourgogne.
Vers 1130, Louis VI le Gros substitue à la rudesse des tours de bois de robustes édifices de pierre. Le Petit Châtelet ne forme alors qu’un seul corps de logis percé d’une porte et flanqué de deux tours.
Un siècle plus tard, entre 1205 et 1212, Philippe Auguste le métamorphose de fond en comble : ses murailles s’épaississent jusqu’à atteindre près de deux mètres, et ses façades s’élancent à plus de quinze mètres de haut — soit le double des remparts de la ville. Traversé en son centre par le prolongement du pont, le bâtiment abrite bientôt de sombres geôles s’étageant sur trois niveaux.
Mais la Seine, impétueuse, rappelle sa puissance : le 20 décembre 1296, une crue subite emporte à la fois le Petit-Pont et sa forteresse. Reconstruit en 1369 par Charles V, le site bascule définitivement dans le rôle de prison d’État. En janvier 1382, par de royales lettres patentes, Charles VI confie le bâtiment — rebâti par le prévôt Hugues Aubriot — à la résidence même du prévôt de Paris, afin qu’il demeure au plus près de ses charges. Le souverain ordonne par la même occasion que les cellules de la forteresse, jusqu’alors inoccupées, viennent épauler celles du Grand Châtelet.
C’est sous la pénombre de son arche d’entrée, du temps de saint Louis, que s’acquittaient les taxes sur les marchandises pénétrant dans la Cité. Un ancien tarif, exhumé par l’historien Saint-Foix, en témoigne : le marchand introduisant un singe pour le troquer devait s’acquitter de quatre deniers. En revanche, si la bête appartenait à un jongleur, ce dernier pouvait s’en dispenser : il lui suffisait de faire danser et cabrioler son animal sous les yeux du péager pour s’affranchir de toute taxe, tant pour le singe que pour le reste de son chargement. C’est de cette joyeuse tolérance douanière qu’est née l’expression « payer en monnaie de singe ».
Bien plus tard, sous la férule de la Ligue qui tenait Paris d’une main de fer, le sinistre Conseil des Seize y écrit l’une de ses pages les plus sombres. Le 14 novembre 1591, le président du Parlement Barnabé Brisson, ainsi que les conseillers Claude Larcher et Tardif, y sont arbitrairement arrêtés et pendus sans autre forme de procès, soupçonnés de trop de clémence envers le futur roi.
L’histoire du Petit Châtelet s’achève enfin au crépuscule du XVIIIe siècle. Par une lettre patente du 22 avril 1769, son arrêt de mort est prononcé au nom de l’utilité publique. Démoli en 1782, ses prisonniers sont transférés à la prison de la Force, tandis que ses pierres laissent place nette pour dessiner la future place du Petit-Pont.
Come and meet us 39 rue de la Bûcherie in the 5th district for a traditional french meal beside the Shakespear and company library and the Notre Dame Cathedrale.
Nous sommes ouvert tous les jours pour le déjeuner de 12:00 à 14:30 – et pour le diner de 19:00 à 22:30. Attention nous sommes fermés pendant la période de Noël et du jour de l’an.
Pensez à réserver par téléphone au +33 1 46 33 53 40 ou en passant nous voir quelques jours avant.
Réservation pour des groupes
Le restaurant dispose d’une jolie salle au premier étage avec une vue sur Notre Dame où il est possible d’accueillir un groupe (max 40). Contacter nous directement par mail pour connaître les disponibilités et obtenir un devis personnalisé :
restaurantlepetitchatelet@gmail.com
Réservation
Téléphone
Le moyen le plus simple pour venir au Petit Chatelet est de nous prévenir quelques jours avant par téléphone. Si vous souhaitez faire une réservation pour plus de 15 personnes vous pouvez nous contacter directement par mail via le lien suivant : https://restaurantlepetitchatelet.com/reservation.html